Guía · actualizada el 11 de julio de 2026
Le 1er septembre 2026, l'obligation de RÉCEPTION s'applique à toutes les entreprises assujetties à la TVA, quelle que soit leur taille. Cette page explique ce que cela change concrètement — et vous permet d'ouvrir un Factur-X tout de suite pour voir ce qu'il y a dedans.
À partir de cette date, toutes les entreprises établies en France et assujetties à la TVA doivent être en mesure de recevoir des factures électroniques. L'obligation d'ÉMETTRE, elle, arrive par étapes : le 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les ETI, et le 1er septembre 2027 pour les PME, TPE et micro-entreprises. Autrement dit : recevoir, c'est maintenant et pour tout le monde ; émettre, la plupart des petites structures ont un an de plus. Source : economie.gouv.fr et Urssaf.
C'est le point que presque personne n'explique. Un Factur-X est un PDF/A-3 tout à fait normal à l'écran, mais il contient un fichier XML incorporé. Le PDF, c'est ce que vous lisez ; le XML, c'est ce qui a la valeur légale et ce que votre logiciel comptable doit traiter. Votre lecteur PDF habituel ne vous montre pas ce XML : vous voyez le papier, pas les données. D'où l'impression que tout va bien alors que vous ne voyez que la moitié du document.
La réforme admet trois formats : Factur-X (le PDF avec XML dedans), UBL et CII. Si vos fournisseurs sont français, vous recevrez surtout du Factur-X. Mais dès que vous achetez hors de France, cela se complique : l'Italie utilise FatturaPA, l'Allemagne XRechnung, l'Espagne Facturae, et le réseau Peppol de l'UBL. Chaque pays a résolu son problème dans son coin, et celui qui commerce entre pays se retrouve avec cinq visionneuses — ou aucune.
Déposez le Factur-X que vous venez de recevoir : nous en extrayons le XML, nous vous montrons qui facture qui, le montant HT, la TVA par taux et le total — et nous vérifions que les montants sont cohérents entre eux. Si une facture ne tombe pas juste, nous vous disons exactement où. Le même outil lit aussi FatturaPA, XRechnung, Facturae et UBL, sans vous demander de quel format il s'agit.
Nous ne sommes pas une plateforme agréée (PDP). L'obligation légale se remplit en passant par une plateforme certifiée par la DGFiP : c'est par elle que les factures doivent circuler, et nous ne remplaçons pas cela. Nous ne validons pas non plus la signature électronique, qui exige la chaîne de certificats du pays émetteur. Nous lisons le contenu et nous contrôlons l'arithmétique. C'est utile, et c'est tout ce que c'est.
Trois choses, dans cet ordre. D'abord, choisir une plateforme agréée et vous y inscrire : c'est l'obligation, et la liste est publiée par la DGFiP. Ensuite, vérifier que votre logiciel comptable accepte les formats structurés en natif et sait les archiver dans leur format d'origine — pas converti en PDF simple. Enfin, prévoir comment vous allez traiter les factures étrangères, qui n'arriveront pas en Factur-X.
Oui. L'obligation de réception vise toutes les entreprises assujetties à la TVA, y compris celles en franchise en base. La mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » ne vous en dispense pas : on peut être assujetti sans être redevable.
Non. Au sens de la réforme, une facture électronique est un fichier structuré (Factur-X, UBL ou CII) transmis via une plateforme agréée. Un PDF classique en pièce jointe ne remplit pas l'obligation, même s'il est parfaitement lisible.
Non, et méfiez-vous de qui vous dirait le contraire. La conformité passe par une plateforme agréée par la DGFiP. Cet outil vous permet de LIRE et de contrôler une facture que vous avez reçue — ce qui est un vrai besoin, mais ce n'est pas la même chose.
Non. Le fichier est traité puis supprimé ; rien n'est stocké. La lecture d'un Factur-X se fait entièrement sur nos serveurs européens et n'utilise aucune IA : il s'agit de lire un XML, pas de deviner.